La Sega Saturn a 20 ans !

Et voilà la Sega Saturn à 20 ans déjà ! L’occasion de revenir sur une de mes consoles favorites (voir ma favorite selon mon humeur). Il s’agit pour moi d’une console qui a beaucoup compté en raison de son nombres incroyables de titres cultes même si selon moi il fallait se placer avant tout du coté de l’import. Dans cet article je ne parlerai que de mes jeux fétiches, et bizarrement je n’ai jamais été un gros fan de Panzer Dragon, Virtua Fighters …

Voici mon petit parcours sur cette machine si vous le vouez bien. Historiquement, j’avais eu la Sega Saturn car quelqu’un s’en débarrassait et je l’avais eu à un prix très raisonnable et pas à ce qui était annoncé à la base dans les journaux :

Capture d’écran 2014-11-26 à 12.22.42

Il faut dire que la Playstation fracassait littéralement Sega en Europe grâce à une nouvelle communication beaucoup plus en phase avec l’ère du temps. J’ai donc eu la console avec des jeux standards tels que Robotica, Alone in the Dark 2 … Puis vint un numéro Play Mag Hors série de la Saga Saturn :

Et alors là j’ai été subjugué par les photos de Guardian Heroes. Graphiquement, ce jeu avait quelque chose qui m’attirait beaucoup, et pourtant je n’ai jamais lu un test aussi à coté de la plaque voir malhonnête. Ce minable test réalisé par Marco Verocai vous apprenait qu’il fallait attendre 5 minutes avant de combattre un boss à cause des discussion fréquentes : N’IMPORTE QUOI ! Rappelons que nous pouvons accélérer l’affiche des textes. Un texte qui me confirmait que le magazine Playmag n’avait que faire de la Sega Saturn à plus forte que la Playsation lui était supérieur sur bien des points. Mais est ce que cela doit remettre en cause les jeux cultes de cette machine ? Absolument pas évidement.

Dans Joypad le test a été rédigé par Greg, ce dernier lui affublait d’un 88%, trouvant le jeu trè bon mais moins magique que Yu Yu Hakusho sur Megadrive, produit également par Treasure. Grâce aux tests pas si flamboyant que ça, le quote de Guardian Heroes n’était pas très élevé, j’ai donc échangé le daubesque Robotica pour 50 Frs chez Stock Games pour avoir Guardian Heroes.

 

Et l’échange le plus ridicule de tous les temps :

Pour information, je n’ai jamais fait une aussi bonne affaire de toute ma vie, j’ai pu revendre l’infâme Robitica, y a t il quelqu’un pour se souvenir de ce jeu aujourd’hui ? Et ce face au chef d’œuvre Guardian Heroes, sa réputation n’a cessé d’augmenter d’année en année. En commençant à jouer à ce jeu, j’ai été radicalement impressionné par les multiples embranchements, quelque chose d’assez inédits pour moi qui n’avait jamais touché à un Dungeons & Dragons sur Arcade.Le look des personnages était séduisant, un petit coté comique sur les pirates faisait plaisir. Valgar avait juste une certaine classe avec son pantalons bien moulant.

Une des images tirée d’une preview de Console + révélait Valgar dans le camp des héros, ce qui pourrait expliquer le soin apporté à son personnage. Ce qui était très appréciable, c’est qu’on joue seul ou à plusieurs, on est jamais seul dans cet aventure, Undead Hero est là, ainsi que Serena dans quelques combats. L’excellente Bible des secrets de la Saturn révélait d’ailleurs fort bien tous les chemins possibles du jeu :

La bible des secrets Saturn Guardian HeroesC’est grâce à ce guide que j’ai pu terminer le jeu dans sa globalité, et j’avais converti bons nombres de mes amis à ce jeu, et chacun relativisait peu après sur la Saturn. En fait, je n’ai connu personne à ce jour qui détestait ce jeu, certes aujourd’hui peut être que l’animation a vieillit, mais il reste encore une valeur sûre dans ma collection et dans mes meilleurs expériences de jeux.

Et le mode Versus était vraiment juste inouïe, on se faisait même des tournois avec des potes, jouable à 6, par contre, on pouvait trop facilement spammer et éviter les ennuies sur les personnages qui savaient voler. Ceux ci pouvaient s’abriter sur des plans inaccessibles pour 90% des personnages et décocher des magies de loin. Je me rappel avoir vaincu que très peu de fois G Silver en Versus, tant il était redoutable. J’avais un faible pour Gambo, il était assez bon en magie et ses manipulations étaient plus simple à effectuer que son chef Macho. Malheureusement, je rivalisais que difficilement avec Nicole, Randy et les autres héros.

Guardian Heroes

Il y avait aussi les arènes cachées pour faire du level up. Petite anecdote de connaisseur, il était possible de faire grimper ses personnages jusqu’au niveau 249. Et là c’était le drame, les niveaux plantait, on passait alors du niveau 75 à 120 et ce de manière totalement aléatoire. La programmation n’avait pas probablement pas prévu cela. J’avais réussi cet exploit avec Serena, vu la relative facilité à la faire grimper de niveau.

Bref Guardian Heroes fut ma première expérience importante sur la Sega Saturn et j’ai été convaincu que cette machine n’était pas anecdotique malgré les excellents jeux de la Playstation (Tobal N°2 et FFVII).

Jmain_kof95‘ai toujours été un fan des jeux SNK, les tests de l’époque me faisait baver sur la Neo Geo. Mais la console étant ce qu’elle était, j’ai tout de suite jubilé sur tous les tests de King of Fighters 95, louant que c’était une prouesse technique de se rapprocher autant de la version d’origine. Excepté le test de Playmag qui ne parlait que brièvement du jeu (non non, ce magazine n’était pas pro Sony …), ainsi que le test de Payer One (75%), Chris trouvant que le jeu sortait beaucoup trop tard en France. J’avais tondu quelques pelouses pour me payer ce jeu. Outre sa difficulté, le jeu m’a vite intéressé ! Je me débrouillais bien avec Kensou, Eiji et Yuri d’ailleurs. Bref une belle histoire d’amour à commencé avec ce jeu. Je regrette en tout cas d’avoir revendu la version PAL pour obtenir la version Jap cela dit 🙁

Yashiro
La terrible équipe de Yashiro

Quelques mois plus tard, je me suis payer King of Fighters 97, que je connaissais en Arcade. J’étais juste fou de ce jeu ! Avec des amis, on y jouaient souvent 3 (un perso par personne) et c’était juste très bon, en terme de nouveauté, SNK innovait vraiment pas mal sur chaque épisode. Le coté « best of » instauré par l’épisode suivant n’existait pas encore. La Team de Yashiro en imposait pas mal, de sacrés bons personnages, Yamazaki faisait une apparition remarqué avec le grand retour de Billy Kane. Le jeu avait juste un petit bémol : beaucoup de stages sans musiques ! Paradoxalement la version 96 excellait dans ce domaine. Autre bizarrerie, le boss Orochi était très facile à vaincre, rien à voir avec un Rugal ou un Goenitz.

La version Saturn permettait d’établir des touches en favoris notamment pour les attaques ultimes via les boutons latéraux, jouissif quand on débutait sur ce jeu. Grâce à la cartouche SNK, les temps de chargements étaient très rapides. Le hic, c’est que si on avait une console PAL, il fallait mettre l’adaptateur permettant de lire le jeu Jap et le retiré aussitôt pour mettre le cartouche SNK, un procédé bien frustrant. Des années après, un action Replay a vu le jour s’appelant « Action Replay 4M Plus, faisant donc 4 choses extra : Carte mémoire, Action Replay, Adaptateur pour les jeux imports et cartouche 4M ! _

Mon troisième souvenir était Dragon Force, je m’y suis intéressé par hasard et j’ai pris un plaisir monstrueux. Le jeu permettait de choisir un des héros et conquérir tout le royaume de Legendra. La difficulté variait selon le personnage, l’un des scénarios les plus difficiles étant celui de Leon en raison de l’emplacement de son royaume au milieu de tout. Un jeu novateur qui a sa place dans le top Tactica RPG. Il était très impressionnant pour l’époque de voir 200 sprites se mouvoir devant sa télévision, bien sûr pour gagner, il fallait composer une équipe en fonction de celle en face. Les zombies étaient très forts contre les Archers, mais faibles contre les Dragons et les moines. Il y avait quelques ennemis qui revenaient sans cesse en découdre avec vous, notamment un immortel. Marrant quand j’étais gosse, je croyais y voir un slip sur sa tête –>

Dragon Force

Un jeu étonnant, que j’ai pu terminer avec des conseils avisé du forum Legendre (ah ah c’est pas une blague) tant mon anglais était vraiment ridicule à l’époque, et que des connaisseurs se trouvaient naturellement là bas. Un des jeux les plus prenants qu’il m’ait été de jouer.

Et enfin mon dernier grand souvenir de la Sega Saturn, c’est la série des Shining Force III. J’avais remarqué quelques pages de preview intéressantes sur ce jeu, je voulais vraiment comprendre l’engouement de ce jeu. J’avais brièvement connu Shining Force II sur Megadrive, et je recherchais une nouvelle alternative à Dragon Force. J’avais eu mon lot de déception avec Shining Force comme Mystéria, ou Shining Wisdom … J’ai été très bien accueillit sur Shining Force III, c’était vraiment une époque ou je jouais à des jeux japonais sans bénéficier de son scénario. Eh oui car je n’ai jamais eu la version PAL du premier épisode. Le prix avait grimpé très rapidement. Il y avait trois scénarios, chacun d’entre eux présentait un héros différent : Synbios, Medion et Julian l’ultime héros. Chaque aventure permet d’avoir le point de vue du personnage.

Shining Force

Malgré son scénario que je zappais hélas, j’ai été époustouflé par les personnages, son système de jeu, ces tonnes de personnages cachés. Le scénario I avait une très bonne brochette de personnage. Je songe tout particulièrement à Irène et ses techniques de Budoka (techniques de poings). A l’instar des Fire Emblem, plus les personnages étaient faibles de bases, plus on avait des chances d’être surpris par leur évolution, à l’exception des pingouins, aussi inutiles que difficiles à obtenir. Hagane et Murasame étaient assez bons, les missions étaient très variées. Le dernier stage se passait en plusieurs étapes, un peu à la Retour du Jedi. Mention spécial sur le manoir hanté, très difficile si on est pas bien préparé 🙂

Le scénario 2 est particulier, disons le franchement le caracter designer était en baisse malgré le charisme certain de Medion :

 

hazukiHeureusement, la belle Hazuki remonte le niveau de ses compères ! Malgré des personnages moins « cool » le scénario était beaucoup plus sombres, et surtout allait bien plus loin que le premier. Je me rappel encore de cette mission ou nous récupérions Gracia, cet enfin prodige et de la magnifique musique qui l’accompagnait. Motoi Sakuraba à son top ! Le combat final était bien moins prenant que celui du scénario I, et il était même très difficile si on avait le malheur d’avoir oublié quelques personnages cachés. En effet, le reste de vos personnages devait intégrer une machine et vaincre ses adversaires. Et malheureusement, David un personnage aux stats pas très élgant y était obligatoire. Je me rappel avoir tellement fait de retraits (au moment ou ça tourne mal, je déguerpi pour soigner mes personnages et je recommence via le level up) que mes personnages surpassaient allégrement ceux du scénario I.

La fin du jeu est juste génial, après une dispute passagère entre Synbios et Medion, nous revenons enfin sur Julian, et son petit bateau naviguant au loin, tous les enjeux reposent sur lui à présent et Gracia. Du grand Camelot.

Le scénario III est probablement un de mes jeux favoris, le casting y est intéressant. Je me rappel avoir recommencé une partie pour obtenir le très classe Produn (Edmund, non merci vraiment …). Au niveau de l’équipe, c’était juste le best of ! Spiriel un adversaire tenace du premier épisode, pour peu qu’on ne la tuait pas rejoignait l’équipe, et alors là on avait juste tout compris. Rollie, cette mignonne petite Licorne (je parle comme une fille moi) avait des stats très intéressant et coRainbloodsmptait parmi mes personnages les plus importants. Si le premier chapitre est très varié, il devient parfois un peu monotone, au moins sur deux d’entre eux avant que les choses sérieuses ne commencent. On affronte enfin les terribles Rainbloods !

Le jeu prévoyait de faire évoluer une dernière fois les personnages, avant la bataille finale il était possible de s’entrainer et ainsi remettre les troupes du scénario I et II à niveau. D’ailleurs, il était juste jouissif de pouvoir affronter les anciens héros via d’habiles éléments du scénario. L’ordinateur manipulait les troupes avec les niveaux tels qu’ils avaient en fin de jeu 🙂

J’avais un bon trio de personnages qui faisait successivement le ménage avec efficacité :

Avec à leur tête Spiriel !

La bataille finale était terriblement longue mais classe ! Bulzome était un adversaire très puissant et il fallait vraiment ne pas faiblir via les ennemis qui revenaient sans cesse. De mémoire je l’avais terrassé avec Kate que je considère comme étant la meilleur Archer des 3 scénarios.

J’ai facilement dû passer plus de 150h à ces trois jeux. Une très belle aventure, je n’ai obtenu que le CD Premier que très récemment en raison de son prix. Malheureusement, malgré tout le bien qu’on m’a dit dessus, je n’ai pas vraiment eu le loisir d’y jouer. Car j’ai perdu ma sauvegarde ou il regorgeait mes meilleurs stats. En tout cas, quelle idée merveilleuse de pouvoir mixer les personnages des 3 scénarios pour constituer une seule équipe ! Malheureusement, pas de réédition prévue pour cette splendide trilogie, il faut dire que Camelot s’est senti trahit par Sega lorsque ceux ci ont annoncé fièrement la Dreamcast en oubliant un peu de parler des Scénario II et III des Shining Force.

Voilà, c’était mes plus grands souvenirs de jeux sur cette console. Bien sûr, il y en d’autres (mais pas au même niveau que ceux ci dessus) : X Men Vs Street Fighters, Real Bout, Dragon Ball Shin Butoden et Legend, ou encore l’étonnant Bomberman jouable à 10 et il y en a eu tant d’autres. Je regrette seulement de n’avoir jamais pu acquérir Dungeons & Dragons en raison de prix trop élevé ainsi que de Street Fighters Alpha III qui n’avait rien à envier de la version Dreamcast.

C’était mon petit hommage sur cette console mythique.

Sega Saturn

2 Comments

  1. Superbe article truffé d’anecdotes sympathiques et de remise en abîme de la période vécue à l’époque !
    Ta sélection de jeu est de plus assez éclectique de qualité et surtout assez éloignée du tout venant de l’époque
    Enfin on parle autre chose que de Panzer Dragoon ou Daytona USA 🙂

    Sympa le deal de l’échange, je me souviens d’un deal encore plus incroyable dans une boutique parisienne où l’on pouvait échanger un jeu avec un autre juste en s’assurant qu’il soit de la même année, vive l’arnaque pour le commerçant

    Pour ma part j’avais eu dans l’idée de faire coup double en 1995 en m’achetant les deux 32bits ennemies mais je retrouvais un semblant de raison (pas le budget suffisant à 14 piges contrairement à toi qui à profité d’une belle occaz) pour me consacrer uniquement à la machine de SONY

    Je réparais en 2007 cet gros acte manqué en m’achetant une console switchée et dézonnée afin de profiter de l’intégralité du catalogue de cette merveille

    Les Shinings étaient sur ma todolist depuis un moment et tu ravives la flamme grâce à ton prose 😉

    Du coup pour toi la Saturn fut ton unique machine de jeu ou était-elle couplée tt de même avec la dame grise de Sony ?

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  2. Tu as bien raison, sur plusieurs Podcast que j’avais écouté, les mêmes noms revenaient régulièrement, car ce sont des journalistes/joueurs qui n’ont pas beaucoup touché à l’import de cette machine. J’aime bien Panzer Dragon, j’ai même le second qui est rare mais ça ne m’a jamais autant plu que les jeux cités ci dessus.

    Je confirme que Shining Force III était un jeu prodigieux, c’est pour cela que j’attends le prochain Fire Emblem sur 3DS car quelques personnes ont fait un rapprochement avec son ancienne série rivale Shining Force. En effet, il y a 3 scénarios dans ce FE curieux ^^

    J’avais eu d’abord la Sega Saturn et ensuite la Playsation qui avait baisé de prix. Mais même avec la Playstation et ses excellents jeux, j’ai toujours préféré la Saturn.

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