Dragon Quest : Emblem of Roto

Incroyable, impensable … Un nouveau Manga sur Dragon Quest débarque en France, et surtout il s’agit de : Dragon Quest : Emblem of Roto l’un des plus emblématique sur ce support avec Dai no Daibôken ! Contrairement à ce dernier, l’univers de ce manga peut largement s’incorporer dans la trilogie des Roto sur Famicom (les 3 premiers DQ).

Le scénario reprend les bases des jeux, conspirations, des forces maléfiques qui se réveillent, un héros au cœur pur qui semble être destiné dès sa naissance à vaincre les mauvais. Il est trop tôt pour tenir des conclusions sur l’élaboration avec les deux premiers tomes sortis il y a quelques semaines. Dragon Quest la quête de Dai lançait l’aventure avec les mêmes cartes. Il a fallu attendre quelques tomes pour voir Hadlar se développer faisant oublié sa première apparition diablement manichéenne.

Le héros d’Emblem of Roto se nomme Arus et il ne parle pas beaucoup. Ses interactions ne sont pas passionnantes, et son meilleur ami (et d’enfance) Kira lui est le faire-valoir par excellence. Ce personnage pourrait rappeler Gimsy dans Conan le fils du futur, ou naturellement Kuririn dans Dragon Ball qui était en cours de parution, on note d’ailleurs une petite publicité subtile dans le tome 2.

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Le père de Arus, remplacé par un sosie de lui mène à sa perte le royaume. On ignore si le véritable roi est décédé ou non. Ce royaume en déroute oblige à quelques héros de fuir le pays emportant avec eux Arus qui vient à peine de naître.

Le duo fonctionne plutôt bien, et comme tout manga sur DQ qui se respecte, le monde est riche. Pas question de voir apparaitre qu’une poignée de personnages, ici dès les premiers instants, de nombreux seconds rôles interviennent tour à tour. On retiendra Kadal faisant office de maître sacré dans un premier temps.

C’est assez déroutant de lire ce manga aujourd’hui, à l’heure ou les codes des Shônens ont énormément évolué, il est étonnant voir rafraichissant de voir ce qui se faisait il y a 20 ans. Bien sûr tout n’a pas très bien vieillit comme le témoigne le premier tome. Le manga se veut très fidèle avec les jeux vidéos, peut être un peu trop puisque Kira reçoit à la fin du tome la fameuse épée du faucon, bien connue des joueurs, Kadal précise alors qu’il pourra frapper deux fois avec. Dans un jeu vidéo d’accord, mais dans un manga, qu’est ce qui empêche un personnage de se mouvoir deux fois ?

10268563_10153053472792137_8415673523919464213_nJe me demande vraiment si à l’instar de la quête de Dai, le manga va très vite se constituer son propre bestiaire. En tout cas, il semble certain que Rikû Sanjo s’est quelque peu inspiré de Kira pour concevoir le personnage de Pop, le magicien poltron dans un premier temps avant de constituer la pièce maitresse des héros. Espérons qu’il en sera de même pour Kira.

Les couvertures quant à elles rappellent grandement celles des jeux vidéos :

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Quoi qu’il en soit, malgré ses défauts dû à son âge, j’attends la suite avec impatiente, car malgré son classicisme, Dragon Quest reste Dragon Quest. A noter qu’il existe un film faisant office d’épilogue au manga Dragon Quest Roto no Monshou réalisé en 1996. Il semble s’inscrire lui aussi dans l’univers « Roto ».

onetea11A noter qu’à l’instar des jeux Zelda, le héros de ce film se nomme lui aussi Arus. Pour d’obscures raisons, ce film n’est jamais sorti en DVD au Japon. Le film appartient à Square Enix et Nippon Animation (tandis que Dai lui est issue de la Shueisha).

La série Emblem of Roto continue d’exister à travers un nouveau manga paru en 2005 se nommant : Dragon Quest Retsuden: Emblem of Roto: Monshō o Tsugumono-tachi e !

On espère que si Emblem of Roto sa suite paraitra chez Ki Oon. L’éditeur met le paquet sur ce titre à en juger par les nombreuses publicités et même à la FNAC, impossible de ne pas voir l’affiche publicitaire présentant le manga. J’aurais aimé voir la même chose pour Dai à l’époque …

 

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